Dans les medias

Interviews de Bernard Cornu par Gabriel Aubert de Radio Rennes
pour la sortie de ses deux derniers livres
Septembre et octobre 2022

Émission Pluriel du 18 octobre 2022

Émission Pluriel du 27 septembre 2022

Le blog d’Yvon Kervinio juillet et août 2022

L’auteur des textes, Daniel BERNARD, nous dit fort joliment :”Le soleil est partout chez lui, ici, au plus profond des ruelles, dans le silence doré de l’après-midi, dans la chaleur moite de la sieste. Le vent, lui, est d’ailleurs, toujours à la tâche, il ne fait que passer tel ce vacancier au front soucieux d’envie, qui, sous l’éclat du ciel, mange le soleil dans un cornet glacé”.

En noir et blanc, ce ne sont pas les images convenues d’une île mythique où nous avons tous nos souvenirs lumineux après y être passé. Non, l’île de Ré photographique de Bernard CORNU est celle d’un plat pays entouré d’horizons infinis, si bien qu’on se demande si le seul bruit n’est pas le silence des vagues.

En somme, ce livre est une invitation à se créer, dans cet espace, des bulles de solitude pour y rencontrer les habitants d’origine : paludiers, viticulteurs, cueilleurs de salicornes, maraîchers, mytiliculteurs… Livre de méditation, allais-je dire. Non, livre de lâcher-prise qui permet de laver son propre regard.

Le blog d’Yvon Kervinio

Voilà donc le dernier ouvrage de l’ami photographe Bernard CORNU. Un travail de paysages commencé il y a une quarantaine d’années et poursuivi régulièrement. C’est dire s’il a vibré devant ces larges espaces, les pieds solidement ancrés dans les rochers ou le sable ! Il a raison, c’est toujours une vision qui ne laisse pas indifférents les contemplateurs ou les curieux. Et là, je constate notre différence : ces grandes étendues m’incitent à la méfiance. Habitant à 200 mètres de la côte, je n’y vais que lorsque je veux faire plaisir à ma famille : l’eau est trop froide pour s’y baigner et les coques n’ont aucun goût… Je suis de l’intérieur du pays…

Les photos de Bernard suffisent à ma curiosité, à la compréhension du monde en somme. Ce qu’on appelle les éléments restituent en noir et blanc une palette incroyablement nuancée de gris où le grain argentique crée une matière palpable. Le moindre nuage devient une nuée ou se perd dans un camaïeu qui s’effiloche. C’est vrai que si on souhaite une illustration de la Bretagne tonique, on la trouve presque à chaque page.

Cinq baies. Celles d’Audierne, Douarnenez, Saint-Brieuc, Saint-Malo et Saint-Michel. Communes mais toutes différentes. Feuilleter le livre, c’est se dire qu’on a là un monde encore à découvrir… surtout à la mi-saison, à partir du moment où les premières pluies auront lavé tous les miasmes laissés par les visiteurs de l’été.


Le Phare de Ré du 27 juillet 2022


Le Télégramme du 4 juillet 2022


Le blog de Fabien Ribery du 2 juillet 2022

« Je n’ai jamais cessé de pratiquer l’argentique, car il permet un rapport au temps qui est central dans mon approche photographique. Je fais partie de ces photographes qui essaient d’atteindre cette impossible quête du Graal, à savoir arrêter le temps… » (Bernard Cornu)

Malgré mon admiration pour Philippe Sollers, je ne connais pas l’île de Ré.

Je ne souhaite pas particulièrement m’y rendre, sûrement de crainte – idiote, jugerez-vous – d’être déçu.

La parcourir en images me va, surtout lorsqu’il s’agit de celles de Bernard Cornu, dont les nuances de gris témoignent d’une finesse de perception éloignée de toute grandiloquence.

Il ne faut pas aller partout, salir partout, même avec les meilleures intentions du monde.

D’autres que nous font le voyage, c’est parfait, laissons-les nous offrir leur désir.

Fruit d’un travail mené pendant trente-cinq ans, composé de soixante-dix photographies en noir et blanc, Ré, Une île plus loin que le vent est un hymne doux et volontiers atemporel à cet espace relié désormais par un pont au continent, au littoral, aux paysages intérieurs, ainsi qu’aux habitants qui le peuplent et y exercent leur métier, perpétuant quelquefois des gestes et pratiques anciennes : pêche à pied, cultures des pommes de terre et de la vigne, activités de sauniers.

Publié en format italien, cet ouvrage s’éloignant des stéréotypes attachés au territoire rhétais se doit d’être découvert lentement, comme on boit un verre de bon vin blanc local – du chardonnay.

 Prendre le temps donc, à l’instar du photographe attentif à ses émotions.

Le voici à Ars. Son ami, l’écrivain Daniel Bernard, écrit alors : « Ars la belliqueuse, Saint-Clément le virulent / un bel endroit pour devenir assassin. // Ce n’est pas que le marais soit sauvage ou cruel / mais sa platitude funeste incite à la prudence. // Le marais a l’humilité de la ligne droite, / la pauvreté aussi. // Rien n’est plus humble et plus pauvre / que l’effacement de ce plat pays. // Le vol d’un papillon autour d’une herbe folle / éclaire la journée tout entière et tout est dit. //

Le vent qui souffle ici égrène les mots / et ensemence les marais. // Les mots reviennent aux choses qui les ont faits : / aux buissons, aux herbes, aux arbres. // Quand la nuit pudiquement efface le contour / des buissons, des herbes et des arbres : / restent les mots qui les ont dites. »

On devine des secrets, des chemins pour initiés, une manière de faire dialoguer, du bout de sa boguette en bois, lorsque l’on est paludier, la terre, la mer et le ciel.

Dieu est un âne, diable, qu’il est beau, s’avançant nu, pelé, sous le porche d’une église effondrée.

Une poule traverse tranquillement une route embrumée, c’est un hommage à l’humanité du grand Boubat.

Et Daniel Bernard d’écrire, cheminant le long des remparts de Saint-Martin : « C’est ici que tout bascule dans l’ivresse immense du soleil et la débauche de clarté qui ruisselle dans la mer. Le regard se prend les cils dans un tapis de lumière. L’océan semble muet, colossal, et l’ourlet blanc des vagues paraît se figer sur un large liseré turquoise. Brûlant comme une blessure, le vent souffle par rafales et nous parvient de temps à autre, dissonant comme une voix off, grave et profonde, enfouie pour l’éternité sous ce vaisseau de pierres. »

Paraît conjointement le bel ouvrage, “Bretagne, des baies ouvertes sur le monde”, consacré aux baies d’Audierne, de Douarnenez, de Saint-Brieuc, de Saint-Malo et du Mont Saint-Michel, livre accompagné de proses poétiques composées par Jean Azarel.

Ciels et grèves dialoguent dans une impression de monde premier.

Des chapelles dans la lande, des pêcheurs à quai, un calvaire.

La mer déborde, on est bien dans la maison familiale de Pors-Théolen transformée en café du bout du monde.

« Chaque baie est une initiation. / Chaque baie nous délivre du mal. »


La Gazette, magazine
de la carte postale contemporaine

Décembre 2021


Lisboète Magazine

Novembre 2020


Le blog de Fabien Ribery du 24 novembre 2019

https://lintervalle.blog/

Aujourd’hui, rendez-vous à Lisbonne.
Un livre en format italien du photographe Bernard Cornu nous y invite, Lisbonne, l’appel du large…, qui, sans renouveler les lois du genre, est une belle balade en sa compagnie dans la cité populaire et princière.
Effectuées entre 1993 et 2016, ses photographies en noir & blanc montrent avec bonheur la beauté des quartiers d’une ville – Graça, Alfama, Bairro Alto, Chiado, Baixa Chiado, Belém, Cacilhas – propice à la marche, à la rêverie et aux rencontres simples.
Dans le regard de Bernard Cornu, Lisbonne est une ville d’espace, ne craignant pas le vide, appelée puissamment par la mer qui la borde et l’enchante.
Une ville dont le photographe aime la géométrie, les lignes, les points de vue, la diversité, et la façon dont les corps se disposent entre les bâtiments.
Malgré le tourisme de masse, Lisbonne est encore un monde, une entité singulière, un cœur de l’Europe restant battant.

Loin de la nostalgie facile, et de l’antienne sur l’invasion touristique, Nuno Judice écrit avec justesse : « et ce qui se passe aujourd’hui, grâce au tourisme, c’est ce qui est arrivé dans la Lisbonne du XVIe siècle, quand les rues s’emplissaient de marins et de marchands qui arrivaient de toute l’Europe, des indigènes ramenés d’Afrique, d’Asie et d’Amérique, sans compter les communautés de Juifs et de Maures qui formaient encore une partie active de la population avant l’arrivée de l’Inquisition, en 1536, qui se mit à pourchasser, arrêter et brûler ceux qui ne se convertissaient pas. »
Lisbonne est une arche majestueuse ouvrant sur l’Atlantique, mais dont les parfums intimes sont encore méditerranéens.
Des pierres centenaires et des ponts modernes.
Des envies de Nouveau Monde et des méditations intérieures.
De l’épique et de l’intime.
Des rives et des dérives.
De la danse et de la mélancolie.
De la révolte et de l’accueil.
Un « bouillon de culture » (Nino Judice) et une âme forte.
C’est cette ville cosmopolite où l’on peut encore prendre le temps de vivre qu’aime Bernard Cornu, dont les images sont des flâneries entre bords de l’océan et ruelles étroites du quartier historique.
Il faut ouvrir son livre en le laissant respirer, ne pas tourner trop vite les pages, imaginer quelle image succédera à un monument baroque sous la pluie, ou une venelle gorgée de soleil.
Du linge sèche, de vieux messieurs jouent aux cartes, des azuléjos sont tagués.
Dans l’œil de Bernard Cornu, Lisbonne est encore rurale et de multiples calendriers, ouverte et protectrice.
On y est bien, en espérant ne surtout pas brusquer par notre présence indiscrète son fado, sa grâce, sa liberté.


Interview de Bernard Cornu par Gabriel Aubert
Radio Rennes – Novembre 2019



 

Le Républicain lorrain du 9 décembre 2018


Ouest France du 9 février 2018

Ouest-France du 29 septembre 2017

Ce Rennais expose à Paris un demi-siècle de voyages au Portugal. Une consécration pour un amateur éclairé, qui vit derrière un objectif.

La photo ? Bernard Cornu est tombé dedans tout petit. « Il y a d’abord eu les albums aux photos dentelées de mon grand-père, qui m’ont fasciné dès 6 ans. Puis le Kodak à soufflet que me prêtait mon père. »

À 17 ans, ce Rennais regarde la vie en noir et blanc. Il apprend la technique, le développement des clichés, hante les chambres noires.

En mars 1967, le pétrolier américain Torrey Canyon, chargé de 120 000 tonnes de brut, s’échoue entre les îles Sorlingues et la côte britannique, provoquant une marée noire.

« Je suis arrivé sur place un jour après Depardon, dont la façon de travailler n’avait pas fait l’unanimité. » Et là, ça a été la révélation. « J’ai pris conscience que mes clichés avaient valeur de

témoignage. Une façon de laisser une trace qui est la seule mémoire à la fois valable et partageable.

Amateur éclairé

Bernard Cornu en revient avec une exposition itinérante, qu’il montrera à travers toute la Bretagne.

Il ne vit pourtant pas de ses images. «J’ai été éducateur spécialisé pendant trente ans. La photo n’est restée qu’un passe-temps… dévorant. J’y consacre une bonne partie de mon temps, y compris mes congés, même si je ne suis pas un professionnel. Plutôt un amateur éclairé. Une fois qu’on a mis le doigt dans l’engrenage de la photographie, elle nous emporte irrémédiablement et fait partie de notre quotidien, consciemment ou non. »

Après l’expo consacrée au Torrey Canyon, Bernard Cornu enchaîne les projets. Il collabore avec Michel Le Néel,

journaliste à Ouest-France, pour plusieurs livres sur les chevaux de Bretagne, le monde de l’enfance, les femmes battues, le Stade Rennais…

Travail de l’ombre

Un travail de l’ombre pour lequel, le plus souvent, « on est seul derrière de viseur de l’objectif ». Un travail de patience d’anticipation et d’adaptation, aussi. « En 1/500e de seconde, il faut savoir capturer un instant fugace et fugitif. Parfois ça marche, parfois on a le lieu, mais pas la lumière. Alors il faut y retourner. »

C’est ainsi qu’il a multiplié les voyages au Portugal, une destination qui le fascine toujours autant et qui a donné lieu à la publication de l’ouvrage Portugal, un voyage dans le temps, dans lequel ses photos sont accompagnées de textes superbes par un des maîtres de la littérature lusitanienne.

Une vie à tourner de l’oeil derrière l’objectif. Ça méritait bien une consécration. Elle arrive avec l’invitation d’Anna Paixao, directrice de la Maison du Portugal à Paris, qui lui a proposé d’exposer 90 clichés grands et moyens format, du 12 octobre au 30 novembre.


Le Télégramme du 6 juillet 2015


Le Télégramme du 22 avril 2015


Article du 26 Juillet 2014,
Le Télégramme

Philippe Delacotte

Bernard Cornu expose 70 photographies prises entre 1988 et 2010 dans la patrie de José Saramago, à la Tour Bidouane, célèbre tour malouine ; “un lieu magnifique qui met en valeur les photos” dit le photographe, adepte de l’argentique. D’ici Dimanche 27 Juillet, autour de 5000 personnes auront découvert le travail du photographe….Un homme pensif face au Tage ; la récolte de goémon sur une plage ; des instantanés du célèbre tramway jaune de la ligne 28…Le spectateur est transporté dans la féerie Lisboète, plongé sur un littoral tourmenté et transporté dans une campagne grillée de soleil. Sur le livre d’or s’alignent les compliments de portugais, vantan la qualité de l’exposition ; des compliments qui vont droit au cœur du photographe lusitophile

Article du 29 juin 2014,
Le Télégramme

Carole Le Béchec

“Portugal, un voyage dans le temps” raconte le pays, ses habitants et son âme….Près de 70 photographies noir et blanc sont présentées. Dans l’espace minéral de la Tour Bidouane, le soleil jaillit des lieux et des personnages, et réchauffe les murs de granit. Campagne, mer, ruelles de Lisbonne, montrent des habitants “le regard toujours tourné vers l’horizon, le large” ; plus qu’une Saudade, l’identité portugaise est d’abord issue des paysages si particuliers qui forgent l’âme portugaise.


Ouest-France du 5 décembre 2013


Article de 2005, le Luxemburger Wort

Mariana Wathelet

Une œuvre libre comme une plage

Plaisir, curiosité, affection, pour Bernard Cornu, le Portugal n’est plus un pays mais un monde de découverte. La différence est sensible, et le comprendre c’est passer au-delà de la « prise » touristique, il faut descendre de la voiture et marcher pour sentir la terre, il faut respirer l’océan, il faut se donner le temps et la liberté de parler avec les habitants d’un univers qui naît et se meurt sans cesse dans la mer.

En noir et blanc, indifférent aux devises de la photographie contemporaine, désinfecté de tout virus publicitaire, le travail de Bernard Cornu est libre comme les plages qu’il découvre, fragile comme l’eau sous le coucher du soleil, simple et plein de bon sens comme les visages des hommes et des femmes que le photographe rencontre et qu’il pourrait nommer « immortels » faute de les connaître.

Les photographies évoluent constamment depuis 25 ans, le temps de découverte que Bernard Cornu s’est accordé et se donne encore pour sillonner le Portugal. Méthodique, attentive, attirée en égale mesure par le large et par le minuscule, l’œuvre de Bernard Cornu est une instance authentique. Synonyme de gestualité capable de faire revivre les bonnes vieilles légendes, la photographie évoque le Portugal à travers ses propres vérités.

Terre géographique, mais aussi spirituelle, historique et culturelle, le pays se revendique, (et à travers son travail, Bernard Cornu prend note, persiste et signe), comme un espace dans lequel la nature accueille et enseigne l’homme.

Une fillette debout sur la plage, des barques, des sardines, un oiseau, une ruelle, une ville, des pierres, quelques maisons, une femme qui coiffe une vieille, c’est à travers la modernité et l’éloquence de la pellicule que le Portugal dit au monde qu’il n’appartient pas uniquement aux jeunes cœurs amoureux de vacances et de mythes mais aussi à tous ceux, qui à force de vivre, réinventent en bordure de l’océan le rêve et les poèmes de la terre.

Mai 2002 – Centro Portugûes de fotografia

Maria do Carmo Serén

…C’est avec un regard de tendresse désenchantée que Bernard Cornu construit ces images qu’il ajuste à ses phantasmes et ses hallucinations. Ce sont des images critiques, naturellement. Non des photographies de contemplation passive. Elles révèlent ce que dans la représentation on prétend maintenir caché, elles récusent l’ordre symbolique qui codifie cette représentation. Par la même elles justifient sa propre limite, où cet ordre se rompt, où semble se perdre l’intentionalité du dire.

Bernard Cornu se trouve à cette frontière entre l’idéal de représentation, de capter le moment qui, en tout cas, suspend et isole, et l’approche de l’expression de l’indicible…Parfois nous retrouvons comme chez Robert Frank, la formulation de l’incapacité d’expression de l’image photographique et la liberté ambigüe  que celle-ci nous concède…Ce que Bernard Cornu nous dit avec ces compositions qui s’estompent dans la régularité d’un espace ouvert, composant des simulacres d’autres choses, s’approchant de l’impossibilité d’exister ( le déséquilibre du pêcheur comme source et raison de son équilibre tendanciellement linéaire, les tentes construites par le filet qu’on étend à sécher sur la plage, la transformant en l’évocation d’un Sahel) se perd dans la nécessité de dire.

1999 – Jacques Fressard – Journaliste et Maître de conférence à l’université ParisIV; Chroniqueur à la Quinzaine Littéraire

….A la variété des motifs correspond en tout cas chez Bernard Cornu une diversité de registres et de styles. Il n’est pas l’homme d’un système ou d’une école, mais quelqu’un qui prend son bien et manie son outil librement selon l’occasion. Ainsi n’hésite t-il pas dans les images nocturnes des cérémonies de Fàtima, à remettre ses pas dans ceux des pictorialistes pour de superbes clairs-obscurs dans le goût des tenebrosi italiens ou de Georges de la Tour. Ce qui ne l’empêche pas de pratiquer avec brio la photo de reportage, l’instantané sans retouches ni manipulations dont la réussite tient d’abord à l’heureuse seconde du déclic, comme en cette vue d’une tourada de village, où l’aficionado se retrouve tête-bêche sur la bête. Ailleurs, son travail rejoint les voix de l’art abstrait; sous la trieuse en ombre chinoise, l’amas chaotique des sardines fait songer aux pliages de Simon Hantaï, et les carapaus vidés, mis en rangs à sécher sur leurs claies, évoquent les lignes fuyantes d’un Vieira da Silva. Bref, peinture et photographie, comme à l’origine, ne cessent de s’influencer réciproquement, et la quête d’une spécificité photographique se trouve renvoyée au rayon des chimères. Fidèle à lui-même, Bernard Cornu se garde de théoriser son propos, mais il l’étaye d’une riche moisson.


ArMen,
numéros 14, 16, 25, 29